Les Fourmis...









Informations Générales     Fourmis Agricultrices     Fourmis Légionnaires    
Fourmis Esclavagistes     Guerre chez les fourmis




Informations Générales

Minuscules par la taille et gigantesques par leur présence, les fourmis suscitent bien des curiosités depuis la plus haute antiquité. Leur grande diversité (environ 10000 espèces), la diversité des habitats (on en trouve du cercle polaire aux régions tropicales) ainsi que leur nombre (elles représentent au moins la moitié de la biomasse d'insectes !) en font une incontestable réussite d'adaptation.

Ainsi dans les zones tropicales, où les fourmis prolifèrent, mais plus précisément dans la foret amazonienne du Brésil, le poids sec de l'ensemble des fourmis est environ quatre fois supérieur à celui de tous les vertébrés terrestres(mammifères, oiseaux, reptiles, et amphibiens) réunis.

Les fourmis sont du genre des Hymenoptères et de la famille des formicidés, L'entomologue britannique C.B Williams estime leur nombre à dix millions de milliards, soit une masse identique à celle de l'homme. La taille de la fourmi est très variable suivant les espèces : allant de moins d'un millimètre à quatre centimètres(la géante clavata-Panama). De mœurs variés, on en trouve des sédentaires, des migratrices, des agricultrices, des éleveuses, des esclavagistes mais surtout des chasseuses, la fourmi étant principalement omnivore.

Ce qui fascine d'abord c'est leur efficacité, l'ensemble de la fourmilière formant en quelques sorte un superorganisme dont chaque individu est à la fois partie intégrante tout en n'étant pas indispensable à la colonie : en effet en cas de disparition d'une ouvrière une de ses sœurs prendrait le relais et saurait effectuer les mêmes tâches. Les ouvrières sont organisées par caste, d'abord aux soins du couvain, du nids puis une fois plus âgées et expérimentées, elles peuvent partirent à la découverte du grand monde.

 
  Princesse fourmi, une fois fécondée il lui faudra échapper aux prédateurs venuent au festin et ensuite trouver un endroit favorable. Devant le très peu de probabilité de réussite les fourmis ont misées sur le nombre.    Nid de Formica Rufa où fourmi rousse, le dôme constitué de brindilles et d'aiguilles de pins garantie à la fourmilière une température constante et un abri efficace contre les intempéries. 
  Fourmi transportant des Larves, il existe trois stades dans la croissance des fourmis: les oeufs, les larves et les nymphes.    Nourrice de Formica Rufa s'activant autour des Nymphes. 







Fourmis Agricultrices

Les agricultrices par excellence sont les défoliatrices du genre Atta qui regroupent pas moins de quinze espèces toutes en Amérique, du Texas à l'Argentine. Les Attas découpent les feuilles des arbres avoisinant avec l'aide de leurs puissantes mandibules, les emportent au nid ou elles pourront les diviser en minuscules fragments, car ces feuilles ne leur servent en fait que de terreau pour faire pousser un "champignon" bien particulier : il s'agit d'hyphes filamenteux semblables aux moisissures du pain dont elles se nourrissent exclusivement. La culture qui ci développe ne vit que dans les nids de fourmis, entre autres ces jardiniers si particuliers arrivent à garder la souche du champignon parfaitement pur, se débarrassant des indésirables par une maîtrise du désherbage parfaite. Les reines vierges, au moment de l'envol nuptial emporte avec elles une touffe de ces hyphes qu'elles logent dans une cavité buccale, ainsi la future pondeuse dispose du matériel nécessaire à l'élaboration de sa culture : il ne lui restera plus une fois fécondée par plusieurs mâle qu'a creuser un puits pour si nicher et à régurgiter le champignon puis à le faire croître, au moins jusqu'à ce que ses premières filles soient assez vaillantes pour prendre la relève. Dorénavant comme dans les autres espèces de fourmis sont rôle se limitera à celui de génitrice. Et pour une reine Atta cela peut aller jusqu'à 150 millions de filles. Chaque colonie peut consommer quotidiennement la même quantité qu'une vache adulte.

 
  Fourmi Atta de la caste des soldats, leurs mandibules sont suffisamment puissantes pour percer le cuir...et la peau humaine.     Ouvrières Attas en plein travail de découpe. Les fragments de feuilles seront emmenés au nids pour être traités 
  Les pistes Atta sont de véritables autoroutes pour ouvrières qui les sillonent sans répits, aussi elles sont témoins de beaucoup d'attention.     








Fourmis Légionnaires

Parmi les prédatrices les plus efficaces on trouve les fourmis légionnaires dont les terribles Magnans d'Afrique qui vivent de razzias: leurs colonies qui peuvent compter plusieurs millions d'individus forment de redoutables légions: pour chasser elles forment des raids en essaim, la partie arrière étant composer d'une colonne de fourmis compactes faisant la navette entre le nid et la ligne de front, le front justement, s'étend sur une centaine de mètres, se déployant en un large éventail il absorbe tout organisme qui aurait le malheur de passer par là (y compris un homme blessé, un homme en bonne santé ne risque rien car l'essaim ne se déplace "que" d'une vingtaine de mètres par heures. Après quelques heures de progression la colonne reflue vers le nid. Les populations locales, après avoir libéré leur village s'il se trouve sur le chemin de pareil raid, le retrouveront parfaitement nettoyé de tout insecte.
 







Fourmis Esclavagistes

Nous n'avons pas le monopole de l'esclavagisme et les fourmis étant sur terre depuis à peu près cent millions d'années, l'on peut penser qu'elles nous ont précédées dans ce triste comportement. En effet certaines, comme les fourmis amazones de l'espèce polyergus semble avoir évolué dans l'unique but de combattre, ses mâchoires en forme de faux ne lui permettent pas de se nourrir, de creuser des nids et même de prendre soin de la progéniture de sa colonie. Pour toutes ces taches capitales les amazones se reposent sur leurs esclaves. Pour capturer les indispensables congénères elles s'assemblent en une colonne compacte, foncent vers le nid cible repéré avant par des éclaireuses et s'y déversent, en ressortent très rapidement chargées des nymphes ennemies et retournent à leur propre nid. Tout ouvrière qui se met en travers de leur passage est massacrés, transpercée par les mandibules-poignard. Au retour les prises sont confiées aux esclaves adultes qui les élèveront avec la descendance des amazones.
 







Guerre chez les fourmis

Tout comme l'être humain les fourmis s'adonnent à l'art de la guerre, parfois avec une telle barbarie qu'elles n'ont rien à envier aux hommes. Pour se protéger les colonies créer des soldats, caste bien à part qui n'a d'autres fonctions que la sauvegarde de sa colonie et ce par tous les moyens. Seulement pour faire des soldats, les fourmis sont obligées de suralimenter des larves dont la destinée initiale étaient de devenir ouvrière, ce qui par cet effort de guerre va ralentir l'évolution de la fourmilière. C'est pourquoi en temps de paix cette production reste limitée(sauf dans les colonies de grandes envergure, déjà installée), mais il suffit qu'une menace de guerre soient perçue par les ouvrières pour qu'apparaisse une augmentation de la garde.
Ainsi chaque printemps, période de renouveau pour les fourmis, il est courant que la recherche de territoire riche en nourriture soit prétexte à de terribles affrontements. Au Etats Unis, deux ennemies jurés vivent sur les mêmes territoires: la fourmi de feu Solenopsis invicta et une fourmi commune des bois la Pheidole,les fourmis de feu ont des nids cent fois plus importants, possèdent un venin puissant et pourtant les colonies de Pheidole abondent autour de ces nids. Le secret de leurs défense tient à la présence d'une caste spécialisée de soldats et à la mise au point de stratégie redoutables afin de parer l'agressivité des fourmis de feu. Les soldats ont une tête énorme munie de puissantes mandibules dont ils se servent comme cisaille pour tronçonner l'adversaire, postés dans le nid où accompagnant les ouvrière ils montent la garde. En cas de contact entre une fourmi de feu et une Pheidole, cette dernière la charge brièvement afin de s'imprégner de son odeur, ensuite elle rompt l'engagement et retourne rapidement au nid, sur le chemin elle applique son abdomen au sol afin d'y laisser une trace odorante et bouscule au passage ses congénères qui auront tôt fait cette fois bien énervé par l'odeur ennemie et l'agitation de remonter la piste. Soldats et ouvrières se jettent sur la fourmi adverse jusqu'à son anéantissement, après avoir bien vérifié les alentours la fourmilière s'apaise. Les éclaireurs ennemis ne rentrant pratiquement jamais dans leur nids pour alerter leurs consoeurs elles restent ignorantes de la présence des Pheidoles. Voilà comment une espèce peut survivre à côté d'une autre qui n'en ferait qu'une bouchée.

Un autre cas intéressant est celui des fourmis kamikaze d'une espèces de camponotus qui vivent dans les forêts vierges de Malaisie, son corps est traversé des mandibules à l'extrémité de l'abdomen par deus glandes bourrées de sécrétions toxiques, la transformant en bombe ambulante. Quand ces fourmis se trouvent en difficulté en combat, elles contractent violemment leurs muscles abdominaux, faisant éclater leur exosquelette et inondant leur adversaire de venin.
 





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