Le Tibet
et le Bouddhisme










Le Bouddhisme     L'histoire de Bouddha
1950 le Tibet envahi     ...le Tibet aujourd'hui




Le Bouddhisme


Le Bouddhisme Tibétain où plutôt Lamaisme, fut introduit au Tibet en 1947 après Jésus-Christ par le maître indien Padmasambhva. Il y établit le premier temple et y ordonna les premiers moines; par la suite, le bouddhisme se développa très vite au Tibet.

L'organisation du Bouddhisme tibétain suit une hiérarchie traditionnelle: ses deux principaux dirigeants sont le dalaï-lama (Dalai est un mot mongol signifiant "océan", littéralement, "maître dont la sagesse est aussi vaste que l'océan"), et le panchen-Lama ( Panchen est l'équivalent tibétain du sanskrit pandit, érudit).

Jusqu'en 1950 et l'invasion chinoise, les deux lamas se partageaient la même autorité, bien que le dalaï-lama détenteur de l'autorité temporelle était le plus puissant. Suivent les tulkous, réincarnation d'anciens maîtres; ils sont des bodhisattvas, littéralement des être éveillés qui se sont efforcés d'atteindre l'éveil ou l'état de bouddha. Ensuite viennent les gelong, qui sont des moines, puis les novices ou getsul.


 
 
Tenzin Gyatso est le quatorzième dalaï-lama, chef spirituel et souverain du Tibet jusqu'en 1959, date de son exil,il vit désormais en Inde à Dharamsala.
 
 
Le Potala, situé dans la capitale Lhassa, était le palais du daïla -lama et de son gouvernement.
 







L'histoire de Bouddha


Bouddha, de son vrai nom Siddharta Gautama, fils du chef d'une caste guerrière de Kapilavastu est né dans le bois de Lumbini, près de la ville de Kapilavastu (aujourd'hui au Népal près de la frontière Indienne) ; sa mère mourut peu après lui avoir donné naissance.

Alors qu'il était encore enfant des brahmanes prédirent qu'il deviendrait un grand guide spirituelle, au désespoir de son père qui souhaitait en faire un souverain…guerrier de préférence plutôt qu'un mystique.
C'est pourquoi toute sa jeunesse il fut élevé dans le palais familiale à l'abri de la misère extérieure afin de le préserver de la souffrance humaine. Il y épousa sa femme et eut un fils, seulement très jeune déjà Siddartha avait manifesté une attirance pour la méditation et la réflexion, le monde édulcoré et rassurant du palais ( les vieillards et les malades ne devaient pas être présentés à sa vue) ne le satisfaisait pas, aussi avec l'aide d'un fidèle serviteur il franchit les portes du palais sans en aviser son père. Lors de cette escapade il rencontra un vieil homme, un malade et un cadavre, cela le bouleversa de voir que la vie était en fait constituée de maladies, de souffrances et que le corps vieillissait pour finir par mourir. La vie lui était désormais révélée sous son vraie jour, le désespoir l'aurait sans doute envahie s'il n'avait fait la rencontre d'un moine mendiant dont malgré tout cela, il émanait sagesse et sérénité.

Dés lors il n'eut de cesse de comprendre la vie et son apparente cruauté ; abandonnant famille richesse et pouvoir, Siddartha parti sur les routes comme mendiant et suivit l'enseignement de professeurs brahmanes, cela ne suffit pas à calmer le brasier qui s'était allumé en lui et bientôt il repartit. A Uruvela dans le nord de l'Inde et avec l'aide de cinq disciples il s'essaya à l'ascétisme : pendant six ans , Siddartha passa ses journée à méditer, ne se nourrissant que du strict minimum à sa survie. Mais cette voie lui apparut comme extrémiste et stérile, perdant ses disciples qui l'accusaient de laxisme, il reprit une alimentation normale. Car déjà en lui se profilait une constante de sa future doctrine, à savoir la voie du milieu : située entre les positions extrêmes de l'abnégation et l'indulgence envers soi-même.

Continuant sa méditation seul à Bodh Gaya(aujourd'hui l'état de Bihar), le Bouddha s'assit un soir sous un figuier et ne se résolut à le quitter seulement après avoir atteint l'Eveil complet.
Il dut affronter les armées démoniaques de Mara, seigneur de l'illusion qui chercha par tous les moyens à briser sa concentration…celui-ci se retira, vaincu.
Au cours de la nuit, le Bouddha atteignit des niveaux de conscience de plus en plus élevés pour finalement saisir les quatre nobles vérités : toute existence est souffrance, la souffrance est causée par le désir et l'ignorance, la souffrance peut être dépassée par la victoire sur le désir, pour y parvenir il faut suivre la voie aux huit étapes, en particulier celle de la moralité, de la concentration et de la sagesse. Le Bouddha fit alors l'expérience de grand Eveil, sorti pour toujours du cycle des réincarnations et dés lors d'une prescience surhumaine il approfondit pendant les semaines suivantes sa découverte et retourna voir ses anciens disciples qui le prirent pour professeur et le suivirent bientôt dans les vallées du Gange pour exposer ses idées et crées des communautés monastiques ouvertes à tous.

De retour dans sa ville natale, il convertit son père sa femme et d'autres membres de sa famille.
A Savatthi fut élevé un monastère qui devint la résidence du Bouddha où il put poursuivre son enseignement, toute sa vie fut consacré à partager ses connaissances et d'autres temples virent le jour le long du Gange. Le Bouddha, l'âgé de quatre-vingts ans mourut à Kusinagra (Népal). Bien qu'ayant prévu sa mort il se refusa de donner des recommandations à ses adeptes, se justifiant par le fait qu'il leur avait enseigné le nécessaire à leur salut. Son corps fut incinéré et partagé entre huit temples Bouddhiques.
 






1950 le Tibet envahi


En 1950 Mao, grand ordonnateur de la république Chinoise, décide l'invasion du Tibet qu'il estimait être territoire Chinois. Il envoya l'Armée populaire de libération à sa conquête. Les troupes tibétaines sous équipées et peu nombreuses furent malgré leur courage submergées par la déferlante ennemi composée de 80000 soldats. Le gouvernement tibétain demanda l'aide de la Grande-Bretagne et de l'Inde mais son appel resta sans réponse, vaincu il dût signer le 23 mai 1951 un traité qui réunissait le Tibet à la Chine populaire. En contrepartie le Dalaï-lama gardait ses droits et les monastères seraient préservés; en octobre 1951 les troupes chinoises atteignirent Lhassa, Capital du Tibet.
Ce compromis dura tant bien que mal mais les réformes entrepries à la hate ajoutées à une idéologie marxiste heurtèrent profondément un peuple composé en majorité de paysans et de moines dont la vie jusqu'à présent étaient guidé par la religion.

En 1956 la guérilla tibétaine contre l'occupant éclata et en 1958 d'importantes oppérations furent signalées à l'Est du Tibet.Le conflit atteignit Lhassa le 10 mars 1959. La ville fut secouée d'une révolte de grande ampleur, en représaille les chinois utilisèrent leur artillerie et de trés importants moyens militaires.
Pendant ces combats furent tués au moins 87000 tibétains, le Daila-lama dut s'enfuir en Inde où il reconstitua à Dharamsala un gouvernement en exil. Bientôt 200000 tibétains le rejoignirent. Les réfugiés s'installèrent pour la plupart en Inde, au Nepal et au Bhoutan.

En 1965 le Tibet fut officiellement déclaré comme région autonome de la république populaire de Chine et Mao annonça de profondes tranformations socialistes: les monatères furent détruits par les gardes rouges et les persécutions anti-religieuses atteignirent leur paroxisme.
Le carnage est estimé à plus d'un millions de victimes soit un sixième de la population!

Après sa révolution culturelle la Chine décida d'assouplir sa politique totalitaire et en 1980 le pays fut ouvert au tourisme, quelques monatères reconstruits et les grandes fêtes religieuses "tolérées".
En 1987, le peuple tibétain asphixié par l'emprise et les persécusion chinoises laissa éclater sa colère lors de manifestations. La nomination en 1989 du Daila-lama comme Prix Nobel de la paix n'amena aucun changement de politique.
En Mai 1993, les chinois augmentèrent encore la répression en supprimant la liberté d'opinion, en augmentant la surveillance de la population et le contrôle des activités religieuses, la conolisation chinoise fut intensifiée.
 


 
Les chinois, pour s'approprier le Tibet utilisèrent leur puissante armée, d'abord pour écraser les modestes troupes tibétaines puis pour combattre les résistants qui continuaient une lutte de guerilla.
 
 






Le Tibet aujourd'hui


Aujourd'hui, sous un status-quo apparent, l'emprise communiste est toujours aussi forte, la liberté d'expression inexistante.
Avoir une photo du Daila-Lama est un crime, le gouvernement chinois pousse à présent le ridicule jusqu'à remettre en cause la compétence du Daila-Lama en matière religieuse et s'efforce de faire fuire les lamas fidèles, amenuisant ainsi l'opposition, même pacifique au Tibet.
Il est indéniable que les puissances internationales portent elles aussi une lourde responsabilité dans cette tragédie; en laissant agir la Chine communiste, elles se sont rendues coupables d'un génocide, plus jamais ça...ou du moins pas chez nous! Aujourd'hui, le Daila-Lama est reçu par les plupart des chefs d'état, causant ainsi des grinçements de dents du côté chinois et des menaces de rétorsions économiques. la route qui ménera le Tibet vers sa liberté est encore longue, mais le voeu de non-violence du Daila-Lama n'en est que plus remarquable.
 


   














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